article abonné offert
Tournai

VIDÉO | Faire du cirque pour oublier son handicap

Chaque semaine des personnes en situation de handicap participent à l’opération «handi-cirque» avec Mômes circus. Pour leur bien-être et échapper au stress.

L’ASBL «Souris à la vie» accueille près de 140 résidents adultes atteints d’un handicap ou d’une maladie mentale et répartis sur deux sites, à Pottes (60 résidents) et à Blandain (76).

Depuis 4 ans, une trentaine d’entre eux - répartis au sein de 4 groupes distincts en fonction de leur pathologie et de leur degré d’autonomie - ont l’occasion de participer aux ateliers «handi-cirque» gérés par Nathan Tack, animateur au sein de l’école de cirque de Tournai Mômes circus, dans la salle de la Fenêtre à la rue des Campeaux. Un local - nous y reviendrons ultérieurement - que l’ASBL devra toutefois quitter en juin de l’année prochaine pour migrer vers un autre site qui reste encore à dénicher.

Chasser le stress et éprouver du bien-être

Cette formation à différentes techniques de cirque procure un bien fou aux personnes en situation de handicap.

«Cela leur permet d’oublier leur pathologie et de chasser tout ce qui, chez eux, provoque du stress et de l’angoisse, explique Axel Rigaux, chef éducateur au sein de l’ASBL «Souris à la vie».

VIDÉO | Faire du cirque pour oublier son handicap
Par groupe de 6 à 8 résidents, une trentaine d’entre eux viennent à la Fenêtre chaque semaine. Photo: EdA

De plus, le fait d’être pris en charge par une personne extérieure à l’institution constitue pour les participants une réelle valorisation.

C’est aussi le but recherché à travers le spectacle que nous aimerions proposer dans le cadre de notre traditionnelle marche organisée en septembre. C’est un projet que nous avions déjà envie de réaliser l’an dernier mais nous avons dû le mettre en veilleuse à cause de la pandémie. Il est clair que si les participants au stage ont l’occasion de montrer en public ce qu’ils auront acquis au cours des formations, cela leur donnera également l’occasion de développer une plus grande confiance en eux. Nous espérons pouvoir organiser ce spectacle l’an prochain. Bien entendu, chacun fera selon son niveau car pour certains, rien que le fait de lancer une balle et de la rattraper constitue déjà une réelle victoire sur sa situation…»

VIDÉO | Faire du cirque pour oublier son handicap
Axel Rigaux est chef éducateur à l’ASBL «Souris à la vie» Photo: EdA

Des techniques classiques, les mêmes pour tous

Depuis plus de 7 ans qu’il évolue dans le monde du cirque, Nathan Tack, animateur à Mômes circus, a l’habitude de s’occuper de stagiaires venus d’horizons très différents.

Former des personnes en situation de handicap ne représente pas pour lui une difficulté particulière.

VIDÉO | Faire du cirque pour oublier son handicap
Pour Nathan Tack (à droite), que les personnes soient atteintes de handicap ou pas, cela ne change rien pour les techniques mises en œuvre mais la formation se voudra plus individualisée dans le premier cas. Photo: EdA

«Les objets utilisés dans le domaine du cirque ne changent pas selon que l’on travaille avec des personnes atteintes de handicap ou pas, précise Nathan. C’est juste une question d’adaptation à la situation de chacun. Le suivi est donc individualisé.

Participer à ces séances permet à ces personnes de sortir de chez elles et d’avoir un nouveau regard sur le monde qui les entoure. À force de les côtoyer, je deviens aussi un peu leur confident à qui elles peuvent (presque) tout dire...

VIDÉO | Faire du cirque pour oublier son handicap
Après quelques séances, certains maîtrisent de mieux en mieux certaines techniques… Photo: EdA

À travers nos échanges, les résidents m’apportent énormément également car ce sont des gens sincères.

Si tu leur plais, ils te le diront mais si tu ne leur plais pas, ils te le diront aussi de manière très directe… Ce ne sont pas des gens qui mentent.»

C’est finalement peut-être là l’un des ingrédients essentiels de la recette du bien-être.

Car, à en juger par les sourires que nous avons pu filmer lors du tournage de la vidéo consacrée à cette belle action, on aurait tendance à croire que l’on a ici trouvé la réponse à la question que ne cesse de se poser Christophe Maé: il est là le bonheur.