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Tournai

PHOTOS | Maxime Bachely, chasseur d’images

De ses sorties dans la nature, Maxime ramène des clichés magiques de la faune wallonne. Il nous a livré quelques-uns de ses plus beaux clichés…

Maxime Bachely est un vrai chasseur.

Cependant, lui, quand il dégaine son Nikon D7500, ce n’est pas pour tuer, mais bien pour immortaliser les animaux qu’il aura pu observer dans leur milieu naturel.

Ce qui donne lieu à des clichés d’une spontanéité étonnante pour lesquels il aura souvent mis des heures, des jours, voire même des années pour certains d’entre eux, avant de pouvoir les réaliser.

Sa passion pour l’observation de la nature, et de la faune en particulier, il la caresse depuis qu’il est tout petit. C’est grâce à l’un de ses instituteurs d’école primaire, Patrice Verleye, passionné lui aussi, que Maxime a appris à observer et à apprécier ce monde qui se trouve très souvent à portée de regard, mais que beaucoup ignorent.

PHOTOS | Maxime Bachely, chasseur d’images
«Fin de la saison du brame 2020 à Mormal, on décide avec mon pote Christophe Pluquin de se refaire une virée en espérant avoir des derniers beaux clichés du roi de la forêt! 5 heures nous y sommes, ce matin la brume était très épaisse! Après quelques heures de marche sans trop de chance nous faisons une pause pour manger et boire un coup le long d un layon, quand soudain on entend le brame d un cerf! Ça y est il est là en plein milieu du layon, on chope l’appareil… quelques clichés avant qu’il ne reparte s enfoncer dans le bois. Une belle fin de saison pour nous! Photo: Maxime Bachely

«Il savait que j’étais déjà fasciné par la nature alors que je n’avais que 8 ou 10 ans, explique Maxime, et quand il faisait une sortie, il me proposait de l’accompagner. C’est aussi lui qui m’apprit qu’il fallait souvent faire preuve de beaucoup de patience pour observer… Avec le temps, on s’est un peu perdu de vue, mais j’ai continué de mon côté et chaque occasion est bonne, comme une cueillette aux champignons dans les bois, par exemple, pour me poser et tenter d’apercevoir des animaux autour de moi…»

«Mon père tirait des photos avec son groupe de motards…»

Il y a près de 4 ans, Maxime demanda à son père de l’accompagner sur le terrain avec son appareil photo afin de fixer sur la carte mémoire certaines de ses observations.

«Papa réalise pas mal de photos quand il se déplace avec son groupe de motards, mais quand je l’ai vu faire, cela m’a donné envie de m’équiper à mon tour et de réaliser mes propres clichés.

PHOTOS | Maxime Bachely, chasseur d’images
Des heures, voire des jours de patience… Photo: Maxime Bachely

J’ai commencé «petit» avec un Nikon D 7000 et un objectif 70/300, puis je suis passé au D7100 pour finalement passer à la gamme supérieure avec un D7500 et un objectif 150/600 mm.»

Mais, comme on le dit souvent lorsqu’on évoque des parcours de photographes, le matériel ne fait pas tout. L’important est aussi – et surtout – le regard que ceux-ci portent sur le monde qui les entoure. Dans le cas de Maxime, ce regard est essentiel.

«Il faut savoir se mettre à la place de l’animal»

Quand on lui demande quelles sont les qualités dont doit faire preuve un photographe animalier, Maxime répond: «la patience, bien sûr, mais aussi apprendre à connaître l’animal. Il faut savoir se mettre à sa place, appréhender certaines de ses réactions. Veiller à se faire aussi discret que possible, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle je porte une cape treillis qui me permet de casser la forme humaine. Il faut veiller à se mettre face au vent et apprendre, bien entendu, à maîtriser son appareil…»

PHOTOS | Maxime Bachely, chasseur d’images
Ce qui importe avant tout, c’est le regard du photographe… Photo: Maxime Bachely

Ses premiers renards, Maxime a passé deux années à les observer et à voir la famille grandir avant de les photographier. On comprend la douleur qu’il a éprouvée lorsqu’il a appris que sa renarde préférée avait été piégée par un garde-chasse.

C’est malheureusement une réalité à laquelle il est trop souvent confronté. Elle se veut d’autant plus cruelle que, sans aller jusqu’à dire que Maxime, par ses présences répétées sur le terrain, va jusqu’à apprivoiser ses «modèles», il est clair qu’entre les renards, chevreuils, sangliers, voire même certains oiseaux dont il croise régulièrement le regard, s’instaure une réelle complicité entre l’homme et l’animal. C’est aussi ce qui lui vaut de revenir avec des images uniques.

PHOTOS | Maxime Bachely, chasseur d’images
La nature est belle… par nature. Photo: Maxime Bachely

Le plus difficile, pour la réalisation de cette page consistait à en limiter drastiquement le choix. Car, en un peu moins de 4 ans, ce sont des milliers d’images qu’il a accumulées.

 

Devenir pro?

Malgré la qualité de ses clichés, Maxime n’est pas photographe professionnel.

C’est une passion, à laquelle il consacre tout son temps libre, en dehors de son boulot de chauffagiste. Sa passion, il la partage également avec sa famille, et notamment avec ses deux fistons Louis et Gil, respectivement âgés de 5 et de 11 ans, qu’il n’hésite pas à emmener lors de certaines sorties.

Quand on lui demande quels sont les animaux qu’il aimerait ajouter à son tableau de «chasse», Maxime répond sans hésiter: «le gypaète barbu et l’aigle royal».

Deux rapaces qu’il aura peut être l’occasion de croiser et d’immortaliser lors d’un voyage prochainement programmé en Suisse.

Le premier de ces oiseaux qui s’apparente au vautour a été réintroduit dans ce pays grâce à la collaboration du WWF.

Quand on demande à Maxime s’il n’envisage pas de se lancer dans la photo animalière de manière professionnelle, il explique qu’il n’est pas facile de se faire une place au soleil en ce domaine pour vivre pleinement de sa passion mais que si l’occasion se présente, pourquoi pas?

Il devait en principe participer à une importante expo consacrée au renard il y a quelque mois mais le confinement a remis en cause ce projet.

D’autres expos se profilent cependant dans les prochains mois, mais il est encore un peu trop tôt pour en parler…