• C’est là que la jeune femme faisait son jogging.
HUY

Huy: De lourdes peines pour ceux qui ont tué le meurtrier de la Hutoise Wendy Montulet

Les sept détenus qui avaient tué le meurtrier de la Hutoise Wendy Montulet, en 2016, dans les Antilles françaises écopent de lourdes peines de prison.

Ici se referme un lourd dossier qui, s’il s’est déroulé en Guadeloupe, avait un lien direct avec notre région.

Rappelez-vous… En juillet 2016, une famille hutoise était partie en vacances dans les Antilles françaises. Alors que sa famille s’apprêtait à rentrer au pays, la jeune Wendy Montulet, alors âgée de 21 ans, était partie le samedi matin faire un jogging d’une heure sur l’île de Saint-Martin, au nord de la Guadeloupe. Sa famille s’était cependant inquiétée de ne pas la voir revenir à l’hôtel et avait alerté la police locale. Qui, tout de suite, avait pris cette disparition au sérieux, lançant un appel à témoins. Le lendemain matin, chien pisteur et hélicoptère avaient permis de retrouver le corps de la jeune fille à Baie Nettlé, sur un parcours qu’elle empruntait chaque jour depuis le début de ses vacances. La piste criminelle avait été privilégiée. Et deux jours plus tard, les policiers interpellaient sur la plage un jeune homme, grâce à la description de trois témoins. Mathieu Carty a été rapidement confondu puis inculpé pour meurtre et viol avec arme. Il a ensuite avoué les faits, il risquait la perpétuité. Sauf que la triste fin de la jeune Hutoise n’a pas fait l’objet d’un procès. Alors qu’il venait d’être placé en détention provisoire à la prison de Basse-Terre dans une cellule qu’il partageait avec sept autres détenus, le meurtrier présumé de Wendy Montulet a été retrouvé mort, étouffé dans la nuit avec un oreiller, moins de 24 heures plus tard. Les autres détenus de cette cellule ont été mis en examen pour «viol en réunion» et «homicide concomitant à un crime».

Un procès en assises

Un peu moins de cinq ans plus tard, ce dernier jeudi, les sept détenus sont passés devant la cour d’assises de Basse-Terre. Comme l’explique le quotidien Le Pélican, sur son site internet, ils ont été condamnés à de lourdes peines de prison. Alors qu’en 2016, le procureur de la République à Point-à-Pitre évoquait une mort par étouffement, il semblerait que Mathieu Carty ait été battu sur tout le corps par ses sept codétenus. C’est ce qui a été présenté en cour d’assises. Et jeudi, au huitième jour de leur procès, ils ont été reconnus coupables tous les sept. Coupables «d’actes de torture et de barbarie ayant entraîné la mort sans intention de la donner», explique le quotidien en ligne. Trois d’entre eux écopent d’une peine de 23 ans de réclusion, deux d’une peine de 21 ans et les deux derniers d’une peine de 20 ans.