POLITIQUE

Maxime Prévot dézingue, met en garde et réaffirme qu’il ne croit pas au scénario avec la N-VA

Bart De Wever reste un acteur des problèmes. Ça, c’est pour la dézingue. Les deux informateurs ont des choses à prouver. Voilà la mise en garde. Bref, Maxime Prévot n’a rien caché de son inquiétude en analysant la situation au fédéral.

Le président du cdH, Maxime Prévot, interrogé ce matin sur Bel RTL, ne croit pas absolument pas à un scénario de formation d’un gouvernement fédéral avec la N-VA qui, du côté francophone ne semble séduire que le MR.

Dans son analyse de la situation, le chef des humanistes dévoile ses inquiétudes.

«Le palais a voulu rebattre les cartes et rouvrir les perspectives. Les deux informateurs royaux doivent être respectés dans leur mission, mais ils n’ont pas caché leur préférence pour un scénario avec la N-VA. Nous allons voir s’ils sont capables de sortir de leur posture présidentielle (ils viennent d’être élus président de leur parti respectif, NDLR) pour pouvoir d’abord tenter de sortir le pays de la crise», explique Maxime Prévot.

Le retour du MR et du CD&V dans une mission royale pourrait relancer la piste avec les nationalistes flamands. Mais les doutes subsistent. «J’ai objectivement peine à croire que ça n’est pas du temps perdu», lance Maxime Prévot. «Dans l’espace francophone, seul le MR a des battements de cils pour aller avec eux». Autant dire qu’il sera difficile de composer une équipe gouvernementale qui tienne la route.

Sur l’absence de mission confiée par le roi à Bart De Wever, le président du cdH sort la sulfateuse. «M. De Wever ayant tenu récemment des propos qui ont mis de l’huile sur le feu plutôt que d’apaiser la situation, il n’a pas donné un quelconque gage de sa capacité à pouvoir être missionné par le roi. […] Il faut pouvoir être un acteur des solutions et Bart De Wever s’évertue à rester un acteur des problèmes».

Il confirme par contre que le cdH aurait été prêt à renforcer la majorité fragile de la piste «arc-en-ciel» (socialistes, libéraux et écologistes avaient tout juste 76 sièges sur 150 au parlement) en cas de besoin.

Mais si la N-VA revient dans le jeu, ce sera d’office sans le cdH, qui n’est pas mathématiquement nécessaire dans un tel scénario et «est aux antipodes des projets de la N-VA», conclut Maxime Prévot.